L’adaptation musicale du film La Haine (1995), jouée au Zénith le lendemain de la Journée internationale de la lutte contre les violences policières, a pris pour sous-titre : « Jusqu’ici rien n’a changé ».
30 ans plus tard, rien n’a changé, ou en pire.
La répression dans les quartiers populaires menée depuis des décennies, particulièrement contre les jeunes, s’est étendue aux contestations remettant en cause un système dévorant les humains et la terre. Gilets jaunes, lutte pour les retraites, luttes écologiques et sociales… Les centaines d’éborgné.es ou manchots en sont l’exemple. Et Rémi Fraisse, tué par un gendarme mobile, alors qu’il manifestait contre le barrage de Sivens.
L’extrême droite raciste et xénophobe progresse grâce au soutien des plus riches car elle est leur ultime solution afin de garder leurs privilèges. Des droits sociaux et des libertés individuelles et collectives conquises par les luttes sont remis en cause. Diviser pour mieux régner, créer des boucs émissaires… certaines et certains sont très forts pour détourner les colères de la réalité de leurs responsabilités.
Il est urgent de recréer des solidarités.
On assiste même à une remise en cause de la science et des politiques de lutte contre le dérèglement climatique. Car cela exige un changement radical de système et donc des plus riches qui craignent pour leurs privilèges. Selon Météo France, on fonce déjà tout droit vers un réchauffement de +2,2 C° en 2030 et +2,7 C° en 2050. Une génération. Des augmentations de ce type ont déjà eu lieu, mais sur 1000 ou 2000 ans.
Il faut donc réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre et très vite s’adapter.
Que fait-on à Saint-Herblain pour adapter notre vie à +2,2 C° dans 5 ans ? Où sont les îlots de fraîcheur dans les cours d’école ? Comment nos crèches, nos écoles, nos bâtiments publics sont-ils isolés ? La majorité a-t-elle pris conscience de l’urgence ? Ou se répète-t-elle comme dans “la Haine” pour se convaincre : « Jusqu’ici, tout va bien » ?
Catégories
