Auteur/autrice : Élu.e.s du groupe Saint-Herblain en Commun
Le breton, comme l’ensemble des langues « régionales », fait partie de notre patrimoine culturel. Il porte l’histoire, l’identité et la diversité des territoires et des habitants qui le parlent. Pourtant, cette langue est aujourd’hui gravement menacée : la population brittophone vieillit et le nombre de locuteurs chute rapidement. En six ans, il est passé de 200 000 en 2018 à seulement 100 000 en 2025 selon l’institut TMO. Cette baisse brutale montre l’urgence d’investir dans son apprentissage, en particulier à l’école, pour assurer sa transmission.
La loi Molac (2021), a précisément pour objectif de mieux protéger et promouvoir les langues régionales. Elle renforce l’enseignement en prévoyant des conventions entre l’État et les collectivités territoriales et clarifie la participation financière des communes à la scolarisation dans les établissements privés bilingues.
Le 17 octobre dernier, la commission sénatoriale de la culture,de l’éducation, de la communication et du sport a publié son rapport d’évaluation de cette loi. Le verdict est alarmant : « Sans sursaut politique et sociétal fort, ces langues seront quasiment éteintes d’ici une à deux générations. ». Les raisons : l’obstacle constitutionnelle de l’enseignement immersif, pourtant le plus efficace ; le développement trop lent des filières, surtout dans le secondaire ; et l’insuffisance ou l’absence de conventions entre État et collectivités, comme en Loire-Atlantique.
Face à cela, le Sénat recommande une véritable politique nationale, l’extension des filières bilingues et immersives dans le public, la continuité du parcours de la maternelle au lycée et un soutien financier solide aux réseaux associatifs.
À Saint-Herblain, nous pouvons être fiers des filières bilingues publiques et des écoles Diwan. Elles sont encore jeunes et fragiles, et ont besoin du soutien des collectivités. Leur développement conditionne l’avenir du breton, langue et patrimoine millénaire.
En juin 2024 Le Nouveau Front Populaire a permis de construire un rempart contre les idées d’extrême droite comme le repli sur soi ou la défiance de l’autre et des étrangers. Les élu-es ont un rôle à jouer contre la propagation de ces idées et dans les réponses apportées au mal être de beaucoup d’habitantes et habitants. Les élu-es doivent promouvoir des politiques publiques qui répondent aux défis sociaux, climatiques et démocratiques.
Nous faisons le pari à l’échelle de Saint-Herblain, que l’union des gauches et des écologistes répondra à ces urgences. Nous ouvrons une nouvelle séquence ensemble avec et au service des habitants et des habitantes. SHEC veut défendre un programme ambitieux sur lequel la majorité actuelle s’est engagée à faire plus et mieux face aux urgences. Parmi les adhérents de SHEC, des élu-es ont vécu l’expérience de la majorité et de l’opposition. C’est une pluralité de regards qui contribuera à enrichir le programme de cette liste, tout en ne reniant pas nos exigences qui peuvent parfois paraître radicales. Elles sont simplement à la hauteur des défis qui nous font face. Cette union se cèle à l’issue de 3 mois d’échanges et de négociations et d’une dizaine de réunions qui ont impliqué une vingtaine de nos adhérentes et adhérents.
En 2020 Saint-Herblain en Commun a fait le choix d’une liste autonome car au cours du mandat 2014-2020 il y a eu des dissensions sur des sujets comme la gouvernance, l’implication des habitants et habitantes ou encore un manque d’envergure sur l’urgence écologique alors que l’épargne était conséquente. Le groupe sortant a alors été rejoint par des acteurs associatifs, des parents d’élèves, ainsi que par les organisations politiques Saint-Herblain à Gauche Toute!, la France Insoumise et des mouvements bretons. Nous avons réussi pendant 6 ans à nous nourrir de notre diversité pour convaincre la majorité d’aller plus loin sur de nombreux sujets. Aujourd’hui nous avons pour ambition de diffuser cette façon de construire avec les habitants, dans l’exercice du prochain mandat. Pendant 5 ans nous sommes allées, tous les 1er samedi du mois, à la rencontre des herblinois et herblinoises et ce, dans tous les quartiers. C’est cette proximité que nous défendrons, pour espérer reconnecter les citoyennes et citoyens à notre démocratie, et redonner le pouvoir de dire et d’agir dans son quartier. Notre mouvement saura se montrer vigilant pour que les actes suivent les engagements et pour que les moyens alloués soient au rendez-vous.
Enfin SHEC participe pleinement au mouvement écologique et citoyen de la métropole. Nous nous appuierons sur nos contacts à Nantes, Rezé ou encore La Montagne pour bâtir une offre politique métropolitaine écologiste.
Saint-Herblain en Commun est constitué de citoyens et citoyennes engagé-es. Les soutiens partisans et les organisations politiques de SHEC ayant déclaré leur appui à une liste commune sont les suivants : Ensemble Saint-Herblain Autrement, Les Écologistes, Saint-Herblain à Gauche Toute!, Génération Écologie et l’Union Démocratique Bretonne.
Présent.e.s pour représenter le collectif :
- Nadine DOUAUD (Ensemble Saint-Herblain Autrement et ancienne élue mandat 2008-2014)
- Guy CHEVALIER (Adhérent SHEC – non encarté)
- Simon BRUNEAU (Co-secrétaire Les Écologistes Herblinois et élu actuel de la minorité SHEC)
- Gaëlle ROUGERON (Conseillère régionale Génération Écologie)
- Elsa NOBLET (Co-présidente de l’association SHEC – non encartée)
Vendredi 19 septembre, l’Assemblée générale de Saint-Herblain En Commun (SHEC) a décidé majoritairement (61%) de construire une liste d’union des gauches et des écologistes, sur la base d’un protocole de gouvernance qui remet à plat la manière de travailler avec les composantes de la majorité actuelle : instances de débats, liberté de vote, parité, partage de la représentation…
Même si des discussions doivent encore préciser les moyens attribués à SHEC dans cette nouvelle liste d’union, le résultat de cette assemblée générale marque la prise en compte des attentes des habitantes et des habitants dans un contexte politique et social très dégradé.
SHEC a acté la nécessité de répondre ensemble aux urgences écologiques, sociales et démocratiques. Plusieurs axes programmatiques font d’ores et déjà l’objet d’accords : la bifurcation écologique, le budget participatif, l’autonomie des centres socioculturels et des commissions extra-municipales pour associer pleinement les citoyennes et citoyens aux décisions.
Le programme à co-construire devra répondre concrètement aux besoins des Herblinoises et des Herblinois en matière de logement, d’énergie, de déplacement, d’éducation, d’offre culturelle et de loisirs, de tranquillité publique ou encore prendre en compte les enjeux bretons.
« Nous voulons que les habitantes et les habitants s’expriment, coconstruisent le programme, s’inscrivent sur les listes électorales et votent nombreux en mars 2026 pour participer à la vie de la commune. », rappelle Ghislaine Carrez, présidente de l’association Saint-Herblain en Commun.
SHEC fera donc liste commune si le futur programme traduit en pratique ces ambitions et si des moyens concrets lui sont assurés pour l’exercice du prochain mandat.
A l’initiative de Saint-Herblain en Commun (SHEC), qui œuvre pour faire vivre le Nouveau Front Populaire depuis les dernières élections législatives de 2024, des discussions sont en cours avec la majorité municipale.
Nous avons constaté que des différences majeures persistaient. SHEC veut :
- Une démocratie participative où les citoyens sont acteurs et participent aux décisions.
- Des actions et un budget pour adapter la ville au dérèglement climatique.
- Une limitation du cumul des mandats.
- Une représentation de SHEC conforme aux résultats des élections municipales de 2020.
A l’issue des négociations, les adhérents de SHEC débattront et voteront le 19 septembre à leur assemblée générale entre une liste commune prenant en compte nos exigences démocratiques, sociales et écologiques et une liste distincte au premier tour des élections municipales de 2026.
24 juillet 2025 : jour du dépassement. Alors que nous entamons la 2e moitié de l’année, l’humanité a d’ores et déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète peut régénérer en un an. En 1970, ce jour intervenait le 29 décembre.
L’actuel gouvernement compte déjà 43 « reculades écologiques » en ce 1er semestre 2025 d’après le Réseau Action Climat : suspension de MaPrimeRénov’, réintroduction de pesticides dangereux, mégabassines facilitées, suspension des ZFE, assouplissement du « zéro artificialisation nette », non-renouvellement du Pass rail, atermoiements sur la programmation pluriannuelle de l’énergie…
Nous attendons de notre commune qu’elle s’engage contre ces « reculades écologiques » et qu’elle conforte, par exemple, la bonne image qu’ont les citoyennes et citoyens des énergies renouvelables.
En effet, 84 % des Français ont une bonne image des énergies renouvelables, selon un sondage Ifop réalisé en avril 2025. Selon l’étude, 94 % des riverains qui vivent à proximité immédiate de sites renouvelables y sont favorables. Les questions énergétiques sont une priorité majeure pour 48 % des sondés et la souveraineté énergétique de la France est une préoccupation pour 69 % des Français.
Si, dans notre commune, il n’est pas possible d’installer des éoliennes, il y a en revanche beaucoup de toitures dont celles de bâtiments municipaux, qui peuvent supporter des panneaux solaires.
Au Conseil municipal de juin dernier, les chiffres du « budget vert » révèlent que les achats d’électricité garantie d’origine renouvelable ne représentent que 190 000 € sur une facture globale de 1 432 000 € en 2024. Les revenus issus des installations photovoltaïques sur la toiture de l’hôtel de ville, sur des écoles ou bâtiments sportifs n’apparaissent pas dans les tableaux.
Nous proposons de donner l’exemple, avec l’autoconsommation collective, c’est-à-dire en consommant l’énergie que l’on produit.
En cette rentrée, nous souhaitons à toutes jeunes Herblinoises et tous les jeunes Herblinois une bonne rentrée scolaire et restons mobilisés pour obtenir la REP+ à Mandela.
Herblinoises, Herblinois,
En ce début de vacances d’été, nous aurions aimé, sereinement, vous souhaiter bonnes vacances bien méritées.
Hélas ! Le 8 juillet 2025, le parlement a définitivement adopté la proposition de loi Duplomb visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Ce texte prévoit la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes et déclare d’intérêt général les méga-bassines. Il relève les seuils à partir desquels les élevages de porcs et de volailles doivent être soumis à des procédures d’évaluation environnementale.
La mesure la plus commentée et la plus controversée de la loi Duplomb concerne la réintroduction de l’acétamipride qui était précédemment interdite en France depuis 2018. Farouchement opposée au texte, la gauche l’a qualifié de « loi poison ».
Les études sur l’acétamipride « s’accumulent » et montrent des « toxicités chroniques très importantes », comme l’ont souligné l’écologue Philippe Grandcolas et le médecin et président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides » Pierre-Michel Perinaud sur France Inter ce mardi 22 juillet 2025. « C’est un produit qui a un potentiel d’exposition très important pour l’humain et pour la biodiversité ».
Notre groupe Saint-Herblain en Commun est solidaires des citoyennes et citoyens qui se sont mobilisés et ont manifesté contre la proposition de loi et de tous ceux qui signent aujourd’hui la pétition contre cette loi assassine. Nous invitons les Herblinoises et les Herblinois à signer massivement la pétition sur le site de l’Assemblée Nationale, pour s’opposer fortement à cette loi qui met en danger notre santé et notre environnement, pour dire non à celles et ceux qui protègent une agriculture prête à empoisonner nos enfants et les pollinisateurs.
Mais avant tout, vos élus Saint-Herblain En Commun vous souhaitent un bel été et de bonnes vacances.
Ce voeu a été proposé aux différents groupes à 10 jours du conseil municipal du 16 juin 2025. Il n’a pas fait l’objet de réponse. Il n’y a pas eu de commission des voeux pour en discuter. En conséquence, la majorité a choisi de ne pas présenter ce voeu en conseil municipal.
La situation vécue par le peuple gazaoui et plus largement l’ensemble du peuple palestien est intolérable. Des Femmes, des Enfants et des hommes ont été tués par milliers sous l’action de l’armée israélienne et nombre d’entre eux continuent de mourir sous le feu des armes et par un manque crucial d’eau et de nourriture.
Ces actes orchestrés sont un génocide au regard des traités de l’ONU.
Pour soutenir le peuple palestinien et son autodétermination, le conseil municipal de la ville de Saint-Herblain décide d’apposer le drapeau palestinien sur le froton de la mairie pour participer à la reprise du processus de paix et la fin du blocus .
Certes, le conseil d’Etat indique que « Les bâtiments publics doivent respecter, tout comme les agents publics, la règle de neutralité, principe fondamental du service public ».
Pour autant, les engagements internationaux précisent que « l’apposition d’un drapeau étranger sur la façade d’un bâtiment public peut néanmoins être tolérée de manière temporaire, si elle est effectuée dans le respect des engagements internationaux de la République française ou la défense d’une cause humanitaire ou la lutte contre les discriminations. ».
En conséquence, les élus décident de maintenir cette action jusqu’à la reprise du processus de paix et la fin du blocus
