
Une nouvelle fois, à Saint-Herblain, des élèves de la filière bilingue breton-français se retrouvent sans enseignant·e dès la rentrée. « Cette situation est d’autant plus incompréhensible que des enseignantes contractuelles brittophones (parlant breton) sont disponibles et avaient fait connaître leur candidature à l’Académie de Nantes : l’une dès fin février, l’autre à la mi-juin, pour être positionnées sur des postes aujourd’hui vacants » précise Solen Pedron Conseillère Municipale déléguée aux enjeux bretons sur Saint-Herblain.
En plus de cela, une enseignante titulaire du concours, brittophone, qui demandait à rejoindre notre académie, s’est vu refuser cette possibilité par le DASEN, alors même que les besoins sont connus.
« Que cela vienne d’une gestion des ressources humaines défaillante, d’un manque d’anticipation de l’Académie de Nantes ou d’une baisse du budget du ministère, ce sont une nouvelle fois les enseignant·e·s, les élèves et leurs familles qui en font les frais. » souligne un parent d’élève.
Cela ne va pas sans rappeler la situation critique que vit l’école Nelson Mandela au Sillon de Bretagne, qui attend son statut REP+ depuis 12 ans et qui est aujourd’hui abandonnée par les institutions.
« Nous demandons solennellement à Monsieur MULLER, Recteur de l’Académie de Nantes et à Monsieur JEFFRAY, Ministre de l’Éducation Nationale de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour pourvoir ce poste avec un·e enseignant·e parlant breton, et garantir la continuité de l’enseignement bilingue breton-français » déclare Solen Pedron.
L’enseignement bilingue ne peut être une priorité affichée dans les discours, protégé par des lois et être abandonné dans les faits. Les compétences existent : encore faut-il que l’Éducation Nationale les mobilise.
Contact presse : Solen PEDRON, 06 60 07 07 88
