Souvent, ce sont des incivilités qui génèrent un sentiment d’insécurité (rodéos, déchets balancés par les fenêtres, comportements incorrects dans les transports…).
Pour nous, Saint-Herblain en Commun, l’urgence est de renforcer l’ensemble des acteurs qui contribuent à la sécurité de toutes et tous : les acteurs des services publics comme La poste, les Centre sociaux, les éducateurs de prévention, les enseignants, les associations, les animateurs jeunesse…
Saint-Herblain en Commun a organisé une réunion publique le 22 mars dernier sur le thème “Qu’est-ce qu’une ville sûre ?” avec Yazid Kherfi, expert-consultant en prévention urbaine. Cet événement nous a permis de débattre avec les habitants sur le sentiment d’insécurité et les solutions pour y remédier. La première solution consiste à faire de la lutte contre les incivilités une responsabilité collective et non pas uniquement celle des spécialistes. Pour cela, il est essentiel d’engager un dialogue avec les habitants.
Pour agir directement, la municipalité doit aussi recruter des médiateurs de rue qui font le lien entre l’ensemble des acteurs des services publics, et dont la mission première est d’être dans la rue au contact des habitants, pour renforcer les liens entre toutes et tous.
La droite macroniste herblinoise, elle, réclame plus de policiers municipaux, et qu’ils soient armés : une réponse populiste démagogique à une problématique complexe qui doit être traitée comme telle. En fait, la droite veut plus de policiers nationaux.
Leur méconnaissance des différences de rôles entre police nationale et municipale nous surprend. La police nationale intervient pour traiter les faits les plus graves, le trafic de drogue par exemple. La police municipale assure la sécurité du quotidien, ils sont le premier maillon du lien avec les acteurs de la sécurité.
Si M Annereau était cohérent, il devrait faire sa demande de policiers nationaux supplémentaires, au gouvernement, qu’ils soutiennent, lui et son groupe Entendre et Agir à Saint-Herblain, depuis 2017.
