Auteur/autrice : Élu.e.s du groupe Saint-Herblain en Commun
Les conseillères et conseillers municipaux du groupe Saint-Herblain en Commun sont déjà intervenus le 4 mars dernier afin de demander solennellement à la majorité municipale de restaurer un climat apaisé pour que le dialogue social puisse se poursuivre.
Force est de constater que la situation s’est aggravée puisque la majorité municipale a décidé d’entraver le droit de grève. Cette majorité qui s’affirme “solidaire”, pratique vis-à-vis de ses employé.e.s, et en particulier les plus précaires, des méthodes antisociales : la ville comptabilise désormais une journée de grève pour un débrayage. Il y a donc fort à parier que le nombre de jours de grève diminue fortement.
Cela peut apparaître comme une bonne nouvelle pour les parents qui subissent depuis des mois les fermetures à répétition des cantines scolaires, en raison du conflit social mais aussi par manque de personnel. Pour autant, cela ne résout en rien les causes de la crise sociale qui existe chez les agent.e.s de la mairie, et en particulier au service éducation : la précarité des emplois, les sous-effectifs, les conditions de travail et les rémunérations. Ainsi, ces agent.e.s qui ne se sentent ni reconnu.e.s dans leur travail, ni écouté.e.s dans leurs revendications, risquent de se démotiver. Or, l’engagement de ces personnes pour accueillir nos enfants est essentiel.
Il ne faudrait donc pas que ce recours déloyal soit préjudiciable au service public, et pénalise – au-delà du personnel – les enfants herblinois.
Les élu.e.s du groupe Saint-Herblain en Commun invitent à l’apaisement et demandent donc une nouvelle fois à la majorité municipale de créer les conditions d’un dialogue social constructif et profitable à toutes et tous : les agents et agentes de la ville, mais aussi les usagers et usagères, et en particulier les enfants et leurs parents.
Depuis plusieurs mois, le dialogue social avec les instances paritaires est insuffisant et nous constatons la rupture franche cette semaine, en marge des mouvements de grèves.
En amont du dernier conseil municipal, la Ville n’avait pas organisé de comité technique (instance de concertation chargée de donner son avis sur les questions et projets de textes relatifs à l’organisation et au fonctionnement des services, les questions relatives aux effectifs, aux emplois et aux compétences et les projets de statuts particuliers). Nous avions questionné la majorité sur les raisons, le Covid a été invoqué.
Les mois de janvier et février ont été éreintants pour les agents municipaux qui ont maintenu le service, autant que possible, dans des conditions très difficiles et malgré le manque de personnel. En première ligne, les agents des écoles et des cantines, qui ont fini par se mettre en grève.
Les fermetures à répétition des cantines scolaires, par manque de personnel ou en raison de préavis de grève, ont aussi entraîné une surcharge pour les parents en perpétuelle adaptation. Une pétition lancée par l’association des parents d’élèves a d’ailleurs été largement signée.
Les parents signataires restent cependant compréhensifs et solidaires du mouvement de grève au vu des raisons indiquées. Si le manque de personnel dans les cantines n’est pas propre à Saint-Herblain, la Ville doit quand même offrir des conditions de travail acceptables pour les agents.
Nous invitons donc solennellement la majorité municipale à restaurer un climat apaisé pour que le dialogue social, indispensable à notre démocratie, puisse se poursuivre.
Le budget de la Ville de Saint-Herblain pour 2021 était d’environ 99 millions d’euros provenant pour l’essentiel des impôts, des contributions des usagers et taxes mais aussi des dotations diverses de l’État, des collectivités dont Nantes Métropole. Ce budget permet de financer les dépenses de fonctionnement de la ville pour ⅔ du budget et des dépenses d’investissement pour l’autre tiers. Ces dépenses engagées dans le mandat précédent, devaient servir à réaliser divers travaux : salle associative Bergerie, Orvasserie, Vigneau, groupes scolaires des Buzardières et Beauregard, Gymnase Renan et vestiaires piscine. Les subventions aux associations et établissements publics, CCAS compris, représentent environ 4,64 M€.
Au-delà de l’outil technique et financier qu’il constitue, le budget est aussi le reflet d’une action et d’une volonté politiques plus ou moins affichées. Les “Projets du mandat” pour le budget 2022 (plus de 103 millions d’euros) sont trop flous pour y accorder du crédit. On peut toutefois affirmer avec certitude qu’il n’y a aucune ligne sur le climat, l’écologie et la biodiversité. C’est un comble pour une majorité qui se veut verte et solidaire. La réponse invariable de la majorité est : “l’écologie est partout”. A l’inverse, la majorité claironne à qui veut l’entendre que le niveau d’épargne est confortable grâce à sa bonne gestion. Il est vrai que les recettes courantes sont engrangées. La Ville bénéficie d’un contexte favorable dû aux droits de mutation exceptionnels, de la revalorisation des bases fiscales et de la bonne dynamique des recettes de la CAF.
Au lieu de profiter des taux bas pour emprunter et réaliser des investissements d’avenir pour la ville, la majorité se désendette. Il faut à Saint-Herblain moins d’un an d’épargne brute pour rembourser sa dette, contre 5,38 ans en moyenne pour les communes de même taille en 2020. Le seuil d’alerte est fixé à 12 ans. Saint-Herblain se prive ainsi d’une opportunité que les Herblinoises et les Herblinois pourraient payer cher les années à venir, en période de vaches maigres.
Bonne année 2022 – Bloavezh mat 2022 !
Les mois passent et la question de l’écologie ou de l’avenir des terres agricoles sont relayées au second plan. La majorité semble démissionner sur les questions d’environnement.
Les silences en conseil municipal et en commissions à ce sujet en disent long sur les prétentions et ambitions de la ville en matière d’écologie et de sauvegarde du vivant. C’est une grande déception au vu de l’impact des politiques publiques locales sur notre environnement.
En février dernier par exemple, nous avions déjà alerté le conseil municipal sur l’avenir des jardins de la Coutelière, sur la nécessité de préserver la coulée verte du Drillet. Plus d’un an après la mise en vente des terrains par leurs propriétaires le dossier n’avance toujours pas. Les mairies de Saint-Herblain et Couëron avaient pourtant manifesté un grand intérêt pour se porter acquéreurs de ces terres pour un jardin collectif. Or, la commune de Saint-Herblain ne s’est toujours pas manifestée pour se porter acquéreur des parcelles sur lesquelles se trouve l’association des jardiniers ainsi que des parcelles longeant le Drillet. Face à ce manque de perspectives, les tensions montent sur le site entre les jardiniers et l’exploitant agricole voisin.
Nous devons sauvegarder les villages de l’Ouest herblinois, permettre la remise en culture des friches agricoles et préserver nos zones humides, riches en biodiversité.
Les élu-e-s et adhérents de Saint-Herblain En Commun seront présents samedi 8 janvier pour en discuter avec les habitants, dans le bourg, et détailler nos propositions.
Nous sommes toutes et tous intimement, voire viscéralement, attaché·e·s à notre lieu de vie. Quand il y a des dizaines d’années que l’on y réside, notre habitat, notre quartier, son école ou sa passerelle deviennent des symboles.
Même si elle est nécessaire, chaque évolution doit être prudemment conduite et de façon largement concertée. Une réunion d’information ne constitue pas une concertation. Celle-ci exige que les habitantes et habitants soient réellement écouté·e·s et impliqué·e·s à la décision.
Les associer à la décision ne consiste pas en une réunion en visioconférence réalisée en pleine pandémie du Covid 19, et suivie d’une réunion publique pour acter les choix de la municipalité. Nous nous faisons une autre idée de la démocratie !
Les solutions existent pour une circulation douce, un maintien des espaces verts, des terrains de sport ou de jeux pour les enfants. Elles émergeront avec votre concours.
Nous, les élu·e·s du groupe Saint Herblain en Commun vous invitons à venir échanger avec nous et les membres de notre association, le samedi 11 décembre de 10h à 12h, à côté de La Poste Neruda.
“Ensemble, faisons en sorte que vous soyez mieux écoutés et que rien ne se fasse sans vous”.
Les écoles primaires, doivent être des lieux de sécurité : où les familles puissent venir à pied ou à vélo, où la place de la voiture est limitée. La continuité des avenues Cheverny et Grands Bois dessert trois groupes scolaires.
Les voitures sont impunément et constamment sur les trottoirs, condamnant les piétons à se faufiler sur la chaussée ; la rue est une ligne droite que rien ne vient contrarier : parfaite pour accélérer et rattraper le temps perdu dans les embouteillages de la route de Vannes ; les cyclistes y sont en danger et n’ont même pas de continuité cyclable jusqu’au boulevard du Massacre.
Les riverains, excédés par la dangerosité et la vitesse, sont plus d’une centaine à pétitionner, les parents d’élèves et les usagers de la salle de sport du Joli Mai font également connaître leur inquiétude mais la mairie ne fait rien de visible alors que le problème est identifié depuis plusieurs année.
Les élus et l’association Saint-Herblain en Commun veulent faire de ce site un lieu exemplaire pour favoriser des mobilités douces sécurisées, redonner de la sécurité dans l’espace public et rendre la ville moins bruyante et moins polluante.
Des solutions existent à court et moyen terme pour apaiser cette voie.
Pour en discuter avec les riverains et les usagers, pour attester de l’urgence de passer à l’action, les élus et les adhérents de Saint-Herblain en Commun déambuleront avenue de Cheverny, depuis l’angle avec l’avenue des Thébaudières à 9 heures jusqu’à l’avenue de la Bouvardière.
L’aménagement « vélo » envisagé route de Vannes ne doit pas occulter le besoin de proximité pour des déplacements sécurisés des piétons et cyclistes de l’ensemble du quartier nord de la commune sur l’axe Cheverny-Grand Bois
S’engager pour la lutte contre le réchauffement climatique passe parfois par des actes simples comme faire respecter le code de la route.
